Appendicite

 

Qu’est-ce qu’une appendicite aiguë ?

 

Cela correspond à l’infection de l’appendice, qui est un « diverticule » situé à extrémité du colon droit (cæcum), juste en dessous de l’abouchement de l’intestin grêle dans le colon.

 

 Cette infection peut devenir sévère et entraîner une perforation de l’appendice qui sera responsable d’un abcès appendiculaire voire d’une péritonite généralisée due à la présence de liquide infecté ou de pus dans l’ensemble de la cavité abdominale.

 

Les symptômes de l’appendicite sont en général représentés par une douleur en fosse iliaque droite (partie inférieure droite de l’abdomen), souvent associée à une fièvre entre 38° et 39°, parfois des troubles du transit avec des nausées et/ou des vomissements.

Une prise de sang peut aider au diagnostic en mettant en évidence des signes d’infection ou d’inflammation.

Le diagnostic repose sur la radiologie et il est le plus souvent fait par l’échographie, voire le scanner abdomino-pelvien si l’appendice ne peut être visualisé en échographie, qui permet d’affirmer le diagnostic et le degré de gravité.

Quel est le traitement de l’appendicite aiguë ?

 

Le traitement de l’appendicite repose sur la chirurgie qui consiste à réaliser

l’ablation de l’appendice, appelée appendicectomie.

 

Cette intervention a lieu par voie cœlioscopique sous anesthésie générale, par 3 petites incisions au niveau de l’abdomen et à l’aide d’une caméra permettant de visualiser l’appendice, de confirmer le diagnostic d’appendicite, de réaliser l’ablation de l’appendice et le lavage de la cavité abdominale si nécessaire et éventuellement mettre en place un drain en cas d’infection locale importante.

 

Cette intervention peut avoir lieu le jour du diagnostic ou éventuellement être reportée au lendemain si l’appendicite n’est pas compliquée (abcès, péritonite). Elle est souvent proposée en ambulatoire, c’est à dire sans passer de nuit à la clinique. Dans ce cas, il peut vous être proposé de retourner à votre domicile avec une prescription d’antalgiques et d’antibiotiques. Un horaire vous sera communiqué pour vous faire venir à la clinique 1h avant l’intervention et la sortie est le plus souvent envisagée dans la journée.

 

Il vous sera alors demandé de garder une alimentation légère d’ici l’intervention. Une douche au savon-bétadine doit être réalisée à domicile la veille de l’intervention et le jour de l’intervention. Vous devez être à jeun de l’alimentation solide à partir de minuit, il est possible et même recommandé d’absorber des boissons, éventuellement des boissons sucrées (thé, café, jus de pomme mais ni boissons gazeuses, ni lait, ni jus de fruit avec pulpe) et ce jusqu’à 2h avant votre arrivée dans la clinique. Tout ceci vous sera expliqué en consultation avec le chirurgien et l’anesthésiste.

 

Si un abcès et/ou une péritonite étaient présents, un traitement antibiotique sera nécessaire en post-opératoire et pouvant prolonger l’hospitalisation.

Risques/complications

 

Rares complications non spécifiques, liées à toute chirurgie abdominale :


● Complications thromboemboliques (phlébites, embolie pulmonaire)
● Complications hémorragiques (plaies vasculaires, hématomes)
● Complications infectieuses sur incisions (abcès de paroi), cathéters, drains et sondes.
● Plaies digestives, brides et occlusions intestinales secondaires
● Plaies vésicales, rétentions d’urines post-opératoires

 

Il existe aussi des complications exceptionnelles liées à la coelioscopie :
Survenant lorsque l’on gonfle l’abdomen ou quand on introduit le premier trocart au début de l’opération, elles peuvent nécessiter une conversion en une grande ouverture (laparotomie).


Il s’agit en général de blessures de gros vaisseaux comme l’aorte abdominale ou de blessures des organes proches du site opératoire, essentiellement digestifs (intestin) ou urinaires (uretère, vessie). Ces blessures accidentelles peuvent être favorisées par la complexité de l’intervention ou des circonstances anatomiques imprévues.

Leur reconnaissance immédiate permet en général une réparation sans séquelle, mais elles peuvent parfois passer inaperçues lors de l’intervention et provoquer une péritonite ou un abcès post-opératoire. Elles peuvent exceptionnellement entrainer le décès du patient.

 

Risque de conversion : en coelioscopie, si un problème survient ou si les conditions ne permettent pas de réaliser l’intervention convenablement, il est décidé d’ « ouvrir » pour remédier aux difficultés rencontrées.

 

Après appendicectomie, surtout s’il y a une péritonite associée, le risque principal est la formation d’un abcès intra-abdominal dans la zone où il y avait l’appendice ou un peu plus bas dans le pelvis. Cela se manifeste, dans les 10 premiers jours post-opératoires, par des douleurs abdominales inhabituelles, de la fièvre, parfois des troubles du transit (vomissements, occlusion).

Ceci nécessite une consultation rapidement avec votre chirurgien afin d’organiser un bilan sanguin et un scanner. Un traitement antibiotique sera instauré et parfois un drainage radiologique ou chirurgical sera nécessaire.

Consignes post-opératoires

 

- Une ordonnance pour le traitement antalgique vous a été remis pour que vous puissiez le prendre dès votre retour à domicile. Respectez bien les consignes qui y sont écrites. Si les douleurs ne sont pas soulagées malgré le traitement maximal, contactez votre chirurgien ou consulter votre médecin.

 

- Parfois un traitement antibiotique vous sera prescrit pour quelques jours après l’intervention. Cela dépendra de la gravité de l’appendicite.

- Si vous présentez de la fièvre durant le premier mois, contactez votre chirurgien ou consulter votre médecin en urgence.

- Interdiction de toute activité physique (sport, bricolage, jardinage…) et du port de charges lourdes (+ de 5kg) pendant 4 semaines. Il faut solliciter le moins possible les muscles abdominaux, le temps qu’ils cicatrisent. Il est quand même recommandé de marcher normalement dès le lendemain de l’intervention. Après la consultation de contrôle avec votre chirurgien à 1 mois, il sera décidé si vous pouvez reprendre vos activités physiques.

 

- Un arrêt de travail sera nécessaire après l’intervention et la durée sera déterminée selon votre travail.

 

- Il sera prescrit des soins de cicatrice, par une infirmière, tous les jours jusqu’à la cicatrisation complète. Ceci permet qu’un professionnel de santé contrôle au début quotidiennement le risque que vous fassiez une infection. Cela peut se manifester par des douleurs inhabituelles et/ou de la fièvre et/ou une cicatrice inflammatoire et/ou un écoulement purulent. Contactez votre chirurgien ou consulter votre médecin en urgence si le cas se présente.

 

- Aucun régime alimentaire n’est préconisé mais il est conseillé d’avoir une alimentation légère les premiers jours. Vous pouvez faire une occlusion réactionnelle à l’infection, surtout s’il y avait un abcès ou une péritonite, qui se manifeste par des ballonnements voire des vomissements. Il est  nécessaire de diminuer l’alimentation et de contacter votre chirurgien.

 

- Vous devrez porter les bas de contention jusqu’au lendemain de l’intervention.

- Vous pourrez reconduire 48h après. Evitez les longs trajets les premiers temps. Vous pourrez être limité par vos douleurs.

- Il est interdit de prendre l’avion dans les quinze premiers jours, le temps que le gaz de la cœlioscopie s’élimine complètement du corps.

- Une consultation de contrôle avec votre chirurgien est prévue 1 mois après l’intervention. Mais pour tout problème, votre chirurgien reste disponible dans l’intervalle.

 
 
 
 

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